L’année des combats de reines 2010 commencera relativement tard, puisque le premier match prévu à Leytron n’aura pas lieu en raison d’un refus de la commune.
Voici le calendrier des combats:
Date, lieu et syndicat d’élevage (SE) organisateur
Le député UDC Albert Pitteloud a déposé le 15 décembre 2009 une interpellation intitulée “Protéger le patrimoine de la race d’Hérens?”
Voici le contenu de cette intervention:
Les risques d’épizootie, comme la fièvre aphteuse, sont liés aux conditions climatiques, à la promiscuité et mobilité des animaux et des hommes. Les combats de reines, en particulier le combat cantonal, où les bêtes sélectionnées pour ces joutes proviennent de toutes les régions du canton et les spectateurs de toutes les régions du pays, voire d’Europe, réunissent toutes les conditions pour provoquer une contamination de ce type de l’ensemble du troupeau valaisan en quelques heures ou en quelques jours. Ceci d’autant plus qu’au lendemain du match cantonal les mélanges de troupeaux ont lieu avant la montée à l’alpage, le tout en présence de spectateurs et propriétaires avoisinants. En conséquence, ne serait-il pas plus sage de vacciner systématiquement tout le cheptel valaisan contre la fièvre aphteuse, vu les risques très élevés de contamination liés à la coutume des combats de reines et du combat cantonal en particulier? La race d’Hérens, du fait du nombre relativement peu élevé d’animaux cantonnés principalement en Valais, ne survivrait pas à une épizootie de cette ampleur.
La valeur du patrimoine de la race d’Hérens semble bien justifier les quelques inconvénients liés à un vaccin. Question : Peut-on continuer à jouer à la roulette russe et prendre ce risque potentiel énorme en renonçant à vacciner le cheptel valaisan?
Ce samedi matin, l’association réunissant les amicales de pompiers d’Evolène et de Maracon (VD) ont acheté une vache à Cyrille Georges, éleveur d’Hérens et d’Evolénardes bien connu d’Evolène.
Une démarche pour le moins originale…
JYG
La race d’Hérens est concernée par une maladie inédite: l’alopéc, soit la perte de poils.
Une étude a été lancée pour étudier ce phénomène. Il s’agit d’un projet commun entre le Département de dermatologie, la Clinique des ruminants et l’Institut de génétique de la Faculté Vetsuisse à l’Université de Berne.
Les responsables de ce projet le présente: “Nous avons choisi ce sujet après avoir constaté la maladie chez quelques vaches de la race d’Hérens. Cette condition est inconnue chez les bovins. L’alopecia areata est une dermatose idiopathique qui est très rarement rencontrée chez les bovidés quelle que soit la race. Seul un cas isolé est décrit dans la littérature vétérinaire. Les animaux développent une ou plusieurs régions alopéciques annulaires, non-inflammatoires et asymptômatiques. La maladie n’est pas contagieuse (ni pour les animaux, ni pour les hommes). L’origine de l’alopecia areata n’est pas connue, mais on pense qu’il s’agit peut-être d’une réaction immunologique (autoimmune) avec un facteur génétique. Les follicules pileux sont attaqués par des cellules inflammatoires, ce qui engendre une perte de poils. Un traitement n’est pas connu. Les vaches ne souffrent pas, il s’agît uniquement d’un problème esthétique qui n’a aucun effet sur la santé générale ou la production. Cependant, la valeur d’une vache atteinte d’une alopécie peut être diminuée. Soit les poils repoussent spontanément , soit l’alopécie progresse.”
Appel aux éleveurs Dans le but de découvrir plus de cas d’alopecia areata chez les bovins et chez les vaches de la race d’Hérens en particulier, les responsables de l’étude recherchent des éleveurs qui seraient prêts à y participer. Ils expliquent: “Nous prendrions du sang et des biopsies (échantillons de peau) aux vaches affectées. Etant donné que la maladie est aussi présente chez l’homme, la médecine humaine pourrait peut-être profiter de nos résultats.”
Jean-Yves Gabbud
Dans le “Terre et Nature” de cette semaine, un encarté spécial lance le concours de l’élection des vaches de l’année. La reine cantonale Manathan d’Alain Balet est la candidate no 42.
La race d’Evolène a également une candidate. Il s’agit de la no 43, Diana qui appartient à Werner Bürki de Stallikon dans le canton de… Zurich.
Une généticienne française, Nicole Bloc, est venue samedi à Verbier présenter une technique qui pourrait être, à moyen terme, appliquée à la race d’Hérens. Cette technique s’appelle la génomique. Dans l’Hexagone, cette science est très avancée. «Il n’est pas question de manipulation génétique, mais de la lecture des gènes», précise la généticienne. La génomique permet de «lire», de manière assez simple, une partie des caractéristiques génétiques des bovins. Ainsi, il est possible de déterminer si une très jeune femelle sera ou non une bonne laitière, la conformation qu’aura sa mamelle ou si elle sera fertile. Même sa longévité peut être estimée. Pour l’heure, cette technique n’est pratiquée que sur trois grandes races françaises: la prim’holstein, la monbéliarde et la normande. «Elle devrait être accessible aux petites races d’ici deux à trois ans», déclare Nicole Bloc. Les éleveurs hérens ont immédiatement voulu savoir s’il sera possible de trouver le gène de la lutte. «Je suis persuadée que oui. Actuellement, pour les races étudiées, nous déterminons le tempérament», répond la généticienne. Une autre technique est encore plus avancée. Il s’agit du sexage de la semence servant à l’insémination artificielle. Une unité le pratiquant est actuellement en activité à Roulans, dans le Doubs. La société helvétique swissgenetics en est partenaire. Cette technique, mise au point au Texas, consiste à trier les spermatozoïdes pour que les veaux soient des femelles. Une machine fait le tri, un à un, des spermatozoïdes, en utilisant la différence de masse entre les chromosomes X et les Y pour les séparer. De cette manière, au lieu d’obtenir 50% de taureaux et 50% de femelles, 90% des veaux seront des vachettes. D’où un gain de productivité évident.Actuellement, 150 000 doses d’insémination par an sont «fabriquées» de la sorte à Roulans. 30 000 d’entre elles sont destinées à la Suisse. Rien ne s’oppose, en principe, à ce que l’hérens entre dans ce système.
Cet été, sur un alpage du Valais central, une centaine de vaches de la race d’Hérens étaient alpées. Parmi elles, une quinzaine seulement étaient trayantes au moment de l’inalpe. Pourquoi si peu?Des éleveurs ont répondu à cette question lancinante samedi à Verbier. Le premier a parlé de son cas personnel. Ayant dû diversifier son exploitation, avec des vignes et de l’abricot, il a dû réorienter son exploitation bovine. Il est passé à l’élevage de veaux, moins gourmand en main-d’œuvre. De ce fait, il tarit ses bêtes en été. Benoît Berguerand a expliqué que dans les régions où existent des laiteries actives, comme à Vollèges, les éleveurs ont tendance à faire vêler leurs bêtes tôt dans la saison pour produire au moment où il y a plus de demandes et où les prix du lait sont les plus intéressants. Comme leur lactation commence tôt, ces hérens ont ainsi déjà beaucoup donné au moment de l’inalpe. Leurs éleveurs ont alors tendance à les tarir.Pour certains propriétaires ayant une activité professionnelle à côté de leur élevage, il est difficile de traire les bêtes deux fois par jour lorsqu’elles ont rejoint le mayen. D’où un tarissement prématuré.D’autres problèmes surviennent sur l’alpage. Il faut trouver du personnel compétent pour gérer la traite, alors même que certaines hérens ont une faible attitude à la traite mécanique. La passion de la corne n’est donc pas la seule explication à la faible production laitière de l’hérens sur l’alpage.
Une information exclusive a été présentée lors du colloque de la Fondation Michellod qui s’est tenu samedi à Verbier. Elle concerne la nouvelle manière par laquelle seront sélectionnés les taureaux utilisés pour l’insémination artificielle (IA).
La question est sensible, puisque la moitié des hérens deviennent portantes suite à une IA. C’est beaucoup moins que dans les autres races, mais cela n’a pas empêché de rencontrer quelques difficultés. Des reproducteurs qui se font désirer Chaque année, cinq taureaux hérens sont achetés pour l’insémination par swissgenetics, l’organisme national d’IA. Ces dernières années, il est devenu très difficile de trouver ces taureaux parmi les 320 reproducteurs hérens vivant dans le canton. La première difficulté rencontrée est liée à la production laitière. Sur 6000 vaches hérens, 3000 seulement sont soumises au contrôle laitier, contrôle qui permet de mesurer les performances des laitières. Ce contrôle n’est pas obligatoire; par contre, pour qu’un taureau devienne reproducteur IA, ses mères et grands-mères doivent être de bonnes laitières confirmées officiellement. Dans l’ensemble du canton, seules 500 mères contrôlées sont suffisamment performantes pour répondre aux critères fixés. L’autre difficulté vient des agriculteurs eux-mêmes. «Beaucoup d’éleveurs refusent de voir leur taureau partir à l’IA, notamment parce qu’ils ne veulent pas qu’ils servent à d’autres éleveurs», commente Bertrand Roux, membre de la commission de sélection des taureaux. En d’autres termes, les éleveurs ne veulent pas que leurs meilleurs spécimens, notamment en termes de luttes, tombent entre les mains de leurs concurrents. Trente taurillons achetés Pour tenter de contourner cette difficulté, une nouvelle méthode a été mise en place. L’Etat du Valais, en collaboration avec la fédération d’élevage, va acheter 30 taureaux âgés d’une quinzaine de jours et les faire élever au domaine des Barges. Parmi eux, cinq seront sélectionnés quelques mois plus tard pour servir à l’IA. La Fédération Hérens, a expliqué son président Martial Aymon, compte beaucoup sur ce nouveau mode de faire pour poursuivre l’amélioration de la race. Cette solution est d’autant plus importante que la garde des taureaux va devenir plus contraignante à l’avenir. «La détention entravée d’un taureau, gardé tout seul dans une écurie durant l’été, n’est plus autorisée», rappelle Jérôme Barras, vétérinaire cantonal. L’insémination artificielle pourrait ainsi prendre un nouvel essor.
Le Corps forestier valdôtain et les carabiniers du Nas – le groupe antifraude alimentaires – ont effectué la nuit dernière, le 10 novembre donc, dans la Vallée d’Aoste 13 arrestations (deux personnes sont en prison et 11 en résidence surveillée) pour escroqueries liées au bétail dans le Val d’Aoste. Les mesures concernent des agriculteurs valdôtains, des vétérinaires et des producteurs de Fontina. L’enquête a débuté en mars dernier. Elle concerne aussi l’importation illégale d’Hérens suisses.
L’intervention a été menée la nuit dernière à 4h avec des perquisitions et des contrôles dans les étables. La fraude présumée est la contamination de la race bovine valdôtaine. L’enquête est coordonnée par le ministère public par Pasquale Longarini.
Daniel Ronc vient de créer un blog sur les Batailles de reines de la Vallée d’Aoste. On y découvre de magnifiques photos. A découvrir sous http://reinesvalleedaoste.over-blog.com