La finale cantonale a déjà un site internet. On le retrouve à l’adresse www.finalecantonale2010.ch
Une exposition consacrée aux reines de la race d’Hérens est visible à Salquenen, au Wierliweg, du 26 mars au 5 avril. Durant la semaine, les portes sont ouvertes de 17h à 20h et le week-end de 15h à 19h.
Le vernissage a lieu le 26 mars à 18h. On pourra y découvrir les peintures, sculptures, céramiques et cloches de Valérie Favre, Muriel Volluz, René Lorenz, Daniel Melly, Olivier Menge, Marius Moret, Constant Rion et Karl Walden.
Le dimanche 14 mars, un combat de reines de démonstration se déroule au manège de Michel Darioly à Martigny. 32 génisses et 32 second veau sont annoncées. Elles s’affronteront sur le système dit valdôtain, avec élimination directe.
Les joutes débutent à 10h.
Pour assurer son avenir, le monde de l’hérens a besoin de diversifier ses sources de revenus. Le Service de l’agriculture et la Fédération d’élevage de la race d’Hérens lance quatre projets allant dans ce sens. Ils ont été présentés samedi lors de l’assemblée des délégués de la Fédération hérens.
Une fête nationale de l’Hérens
La finale cantonale des combats de reines est devenue un événement à la fois populaire et médiatique. Un pas supplémentaire pourrait être franchi à l’avenir. Le conseiller d’Etat Jean-Michel Cina verrait bien cette manifestation devenir l’équivalent du marché-concours des chevaux de Saignelégier. «L’idée est de mettre sur pied un événement qui se déroulerait sur deux jours », explique Martial Aymon, le président de la Fédération d’élevage de la race d’Hérens. Le samedi pourrait être consacré à la présentation de la race, avec un marché-concours des femelles et un pour les taureaux. Un colloque scientifique ainsi que la finale cantonale des génisses pourrait aussi se dérouler le samedi. Les combats des autres catégories auraient lieu, comme aujourd’hui, le dimanche, sous le regard des caméras de la Télévision Suisse romande. Cette nouvelle formule de la finale cantonale pourrait voir le jour en 2011 déjà.
Une viande AOC
« Lorsque je vois les produits AOC, ça me fait de la peine qu’il n’y en ait pas un qui porte le nom de l’hérens », déclare Gérald Dayer, le chef du Service de l’agriculture, « alors que, justement, cette race est l’exemple de l’AOC par excellence. » Ce manque pourrait être comblé rapidement. Une association Viande d’hérens du Valais a déjà vu le jour en janvier 2009. Un pas supplémentaire a été franchi et une démarche pour mettre en place une appellation d’origine contrôlée pour la viande issue de cette race a été amorcée. « Les premiers échos que nous avons obtenus de la Confédération sont tout à fait positifs », se réjouit le chef de service. Le but de la démarche est double. L’appellation permettrait de garantir une traçabilité parfaite du produit et apporterait une plus-value aux éleveurs.
Engraisser les veaux en Valais
« Plusieurs milliers de veaux hérens sont vendus chaque année à l’extérieur du canton, souvent âgés de quelques semaines seulement. Ils sont engraissés et entrent ensuite dans une filière banalisée », constate Gérald Dayer. Comme le marché pour ces veaux n’est pas au beau fixe, le service de l’agriculture estime qu’il serait intéressant de les valoriser dans le canton. « On pourrait utiliser le domaine des Barges, qui appartient à l’Etat, pour les engraisser. Ces animaux pourraient ensuite intégré la filière de la viande d’hérens.» Un test de faisabilité de cette démarche devrait être mené dès l’année prochaine.
Analyse à faire
« Passablement d’exploitations élevant de l’hérens n’ont pas de repreneurs », déclare Gérald Dayer. Cette situation doit être analysée pour pouvoir trouver des remèdes. Un questionnaire sera envoyé prochainement par le Service de l’agriculture aux éleveurs. « Il y a un avenir pour la race d’Hérens, malgré l’évolution de la politique fédérale en matière agricole », assure Gérald Dayer. Pour cela, ses partisans doivent apprendre à mieux utiliser ses potentiels.
Jean-Yves Gabbud
Les jeunes s’intéressent à la race d’Hérens. Mieux, les passionnés par cette vache ont constitus l’association Jeunesse Hérens. En quelques mois, par les effets du simple bouche à oreille, une centaine de membres âgés de 16 à 40 ans, agriculteurs ou proches de la race, se sont joints au mouvement. Diego Mudry de Chermignon en est le premier président. Cet employé de l’étable communautaire de Grimentz et étudiant à Grangeneuve a un discours tout en nuance sur l’hérens. « Nous aimons les combats, mais on doit pouvoir associer la production de lait et de viande et la corne. Nous les jeunes nous sommes opposés à la pratique qui consiste à ne pas traire les bêtes pour les préparer au combat. Une bête traite reste combative. Dans les matchs, les vaches moins lourdes, des deuxième et troisième catégories, offrent souvent un spectacle plus intéressant que les plus lourdes de première catégorie. »
L’association Jeunesse Hérens tiendra son assemblée générale le samedi 13 mars prochain à l’Ecole d’agriculture de Châteauneuf. Information auprès du président au 079 475 15 27. JYG
Martial Aymon, le président de la Fédération d’élevage de la race d’Hérens est soulagé. La race qu’il défend vient d’obtenir la certification de la Confédération. « Sans certification, pas de subventions », déclare Martial Aymon en guise d’explication de l’importance du fait. Il rappelle que tous les dix ans, les races doivent obtenir la bénédiction de la Berne fédérale.
Cette fois, tout n’a pas été simple pour l’Hérens. « Nous avons dû fournir passablement de compléments et de papiers », résume le président de la Fédération, « mais finalement, nous avons obtenu cette certification. »
Pendant quelques semaines, les responsables de l’élevage de la race des lutteuses ont éprouvé quelques craintes. Celle qui a été chargée d’étudier le dossier de l’Hérens pour l’attibution de la certification est une représentante de l’Office vétérinaire fédéral, Catherine Marguerat. Or, justement, cette scientifique est venue à Verbier lors du colloque de la Fondation Manuel Michellod en 2007. Elle avait alors averti que sans un minimum de productivité, Berne ne pourrait plus soutenir une race bovine. Et, les éleveurs de l’Hérens ne sont pas les meilleurs trayeurs. Finalement, sa venue à Verbier lui a peut-être permis de découvrir le monde des éleveurs d’une race particulière.
Certification en poche, la race d’Hérens dispose désormais de dix ans pour se préparer son prochain examen. « Nous devrons travailler sérieusement les valeurs d’élevage », déclare Martial Aymon, « nous devons montrer que notre race à une valeur qui dépasse la simple production de lait et de viande. Elle joue un rôle important au niveau agritouristique. Elle représente aussi un patrimoine génétique unique. »
Lors de son passage à Verbier, Catherine Marguerat avait énoncé quelques pistes pour assurer l’avenir de l’Hérens. Elle proposait de vendre des produits portant le nom de la race. Depuis ce colloque, un premier pas a été accompli dans ce sens, avec la création de l’association viande Hérens du Valais au début 2009. La représentante de la Confédération a une autre idée. « Un fromage estampillé Hérens pourrait être un bon exemple. S’il semble difficile d’obtenir un fromage 100% Hérens, un pourcentage minimal de lait Hérens pourrait être fixé. Une telle disposition est en cours, par exemple, avec le lait des Aubrac pour le fromage Laguiole AOC. » Une piste à suivre ?
«La finale cantonale des combats de reines se déroulera encore trois à quatre ans à Praz Bardi», a annoncé samedi 20 février le président des Amis des reines, Francis Dayer, lors de l’assemblée générale de l’association des passionnés de la corne. Le contrat avec l’armée, propriétaire des lieux, a pu être prolongé en ce sens.
1500 places en plus
Et après? Pour l’instant, l’incertitude demeure. Des travaux sont entrepris sur le site actuel, situé près d’Aproz.
L’an passé, la réfection des gradins a été effectuée pour un coût de 32 345 francs, financé en grande partie grâce à l’appui de la Loterie romande.
Après la finale 2010, qui se déroulera le 9 mai prochain, d’autres travaux débuteront. «Nous avons la possibilité d’augmenter la capacité d’accueil, en excavant. Nous pourrions ainsi offrir 1500 places assises supplémentaires», note Francis Dayer. Ces places pourraient être prêtes pour la finale 2011, organisée conjointement par les Amis des reines et la Fédération d’élevage de la race d’Hérens. Ces nouveaux travaux sont estimés à 60 000 francs. Malgré ce qui peut être entrepris, les lieux ne donnent pas entière satisfaction, notamment au niveau de l’accueil des spectateurs et de la circulation.
La solution des casernes
La solution d’avenir pourrait être la création d’une arène sur le site des casernes à Sion. Lors de l’assemblée des Amis des reines en 2008, Francis Dayer avait estimé que la finale 2010 pouvait y être organisée. Depuis, le dossier n’a pas avancé aussi rapidement que souhaité. «Aujourd’hui, le dossier des casernes est entre les mains des services de l’Etat», déclare Francis Dayer.
Des contacts ont été pris avec les instances concernées par le dossier, notamment la ville de Sion. Son président, Marcel Maurer, nouveau membre des Amis des reines, n’est pas opposé à la création d’une arène aux casernes. Mais il ne veut rien précipiter. «Il faut une approche de ce dossier de manière globale, dans le cadre du nouveau plan de zones qui est actuellement à l’étude. Il ne faut pas se figer sur l’emplacement des casernes, mais étudier la meilleure solution possible, en tenant compte des autres besoins de la ville et de la région du Valais central au niveau des grands événements.»
Le conseiller d’Etat Jean-Michel Cina, lui aussi membre des Amis des reines, a assuré les défenseurs de la race d’Hérens de son appui. «Nous serons présents pour soutenir les prochaines infrastructures», a-t-il annoncé.
Négociations avec la TSR
D’autres négociations importantes liées à la finale cantonale sont en cours. Le contrat avec la Télévision suisse romande pour la couverture de cet événement en direct arrive à son terme en 2010. «Nous allons conclure un nouveau contrat avec la TSR», assure Jean-Michel Cina qui a rappelé que l’Etat apporte un important soutien financier à cette manifestation. «Nous soutenons la finale cantonale en amenant 70 000 francs pour assurer la présence de la télévision. Sans cette dernière, les montants de sponsoring obtenus par les organisateurs de la finale ne seraient pas aussi importants.»
Le ministre de l’Agriculture voit plus loin. Il estime que le Valais doit mieux profiter de l’engouement pour la finale cantonale pour promouvoir les produits du terroir et la viande de la race d’Hérens en particulier.
Il verrait bien le combat cantonal devenir l’équivalent du marché-concours de Saignelégier. Tout un programme.
La prochaine assemblée des Amis des reines aura lieu le samedi 20 février 2010 à 10h à l’Ecole d’agriculture de Châteauneuf.
L’année des combats de reines 2010 commencera relativement tard, puisque le premier match prévu à Leytron n’aura pas lieu en raison d’un refus de la commune.
Voici le calendrier des combats:
Date, lieu et syndicat d’élevage (SE) organisateur
Le député UDC Albert Pitteloud a déposé le 15 décembre 2009 une interpellation intitulée “Protéger le patrimoine de la race d’Hérens?”
Voici le contenu de cette intervention:
Les risques d’épizootie, comme la fièvre aphteuse, sont liés aux conditions climatiques, à la promiscuité et mobilité des animaux et des hommes. Les combats de reines, en particulier le combat cantonal, où les bêtes sélectionnées pour ces joutes proviennent de toutes les régions du canton et les spectateurs de toutes les régions du pays, voire d’Europe, réunissent toutes les conditions pour provoquer une contamination de ce type de l’ensemble du troupeau valaisan en quelques heures ou en quelques jours. Ceci d’autant plus qu’au lendemain du match cantonal les mélanges de troupeaux ont lieu avant la montée à l’alpage, le tout en présence de spectateurs et propriétaires avoisinants. En conséquence, ne serait-il pas plus sage de vacciner systématiquement tout le cheptel valaisan contre la fièvre aphteuse, vu les risques très élevés de contamination liés à la coutume des combats de reines et du combat cantonal en particulier? La race d’Hérens, du fait du nombre relativement peu élevé d’animaux cantonnés principalement en Valais, ne survivrait pas à une épizootie de cette ampleur.
La valeur du patrimoine de la race d’Hérens semble bien justifier les quelques inconvénients liés à un vaccin. Question : Peut-on continuer à jouer à la roulette russe et prendre ce risque potentiel énorme en renonçant à vacciner le cheptel valaisan?